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L’apparition des premières rougeurs aux arbres marquant souvent la fin des vacances, il n’est pas rare que l’on choisisse la saison automnale pour revenir à nos «saines habitudes », ou pour en adopter de nouvelles. La tendance générale est de se fixer de hauts objectifs, et même de viser la perfection. Toutefois, la vie n’étant pas prévisible à 100%, il devient parfois difficile d’atteindre la performance désirée.

 
L’arbre à soucis, texte d’un auteur inconnu, nous montre que l’on doit être capable de lâcher prise, de prendre du recul, et de choisir de se détacher des évènements à certains moments. Pour le bien de nos proches. Et pour notre propre bien-être.

 
Et si nous avions nous aussi un arbre à soucis auquel accrocher nos ennuis, ou tout ce qui constitue pour nous un poids inutile, avant de regagner la maison à la fin de chaque journée, ou avant de nous déposer dans notre espace de pratique de yoga? Si vous choisissez d’en adopter un cet automne, je vous suggère un bel érable coloré, ou un bouleau doré. Accrochez les ennuis aux feuilles, et ils s’envoleront d’eux-mêmes, c’est promis!

 

L’arbre à soucis

 
«Un jour, j’ai retenu les services d’un menuisier pour m’aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l’âme, et comme si ce n’était pas suffisant, au moment de rentrer chez lui, son vieux camion avait refusé de démarrer. 
 

Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m’invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l’allée qui conduisait à la maison, il s’arrêta brièvement à un petit arbre et en toucha le bout des branches. Lorsqu’il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

 

Lorsqu’il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l’arbre, la curiosité s’empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbres un peu plus tôt. « C’est mon arbre à soucis », me répondit-il.  »Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n’ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin. »

 

«Ce qu’il y a de plus drôle », il sourit, «c’est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés. »