post_danga« Danser c’est surement une preuve très forte qu’il y a vie, qu’il y a individu et société.  C’est quand le corps bouge tout seul que la tête sent qu’il y a la vie et qu’elle peut faire confiance au corps: lui, il sait. » – Cie Léon Larchet

On dit parfois du yoga qu’il est « la danse des dieux ». C’est sans doute pour cette raison que le mariage de ces deux disciplines, danse et yoga, est tout à fait naturel. D’ailleurs, il est fréquent de retrouver parmi les praticiens du yoga des danseurs, et vice-versa. Si je ne me suis jamais considérée comme une danseuse, du moins pas dans le sens technique du terme, je n’étais pourtant pas nerveuse à l’idée de me lancer dans l’expérience du Danga, ou Danse-Yoga, proposée par Mylène Roy. Et vous savez quoi? J’avais bien raison de ne pas l’être! En effet, j’ai retrouvé en cette activité ce qui me plaît tant de ma pratique de yoga: c’est une façon de célébrer la vie par le mouvement!

Le plaisir de bouger

Durant notre pratique de près de 2 heures où les tapis de caoutchouc sont vite devenus superflus, les séquences dansées se sont succédées, ponctuées ça et là d’enchainements de postures de yoga qui semblaient naitre d’elles-mêmes entre deux refrains rythmés. Dans ce que j’appellerais de « l’improvisation structurée »,  Mylène expose clairement les buts et la mécanique des mouvements aux participants, puis elle monte le volume « dans le tapis », et c’est alors à chacun se mouvoir comme il le ressent. Mylène joue à merveille ses rôles de guide, de chorégraphe et de DJ du tonnerre. Elle est la petite étincelle qui fait jaillir le mouvement et qui enflamme les âmes créatives. Bref, son énergie est contagieuse!

Bouger avec intention

L’émotion et l’intention occupent une place importante en Danga. Le mouvement suscite l’engagement de celui qui l’exécute, et aussi la réflexion! Inspirée par les thèmes de la journée de la terre et de l’ambiance post-élections provinciales (rien de moins!), Mylène nous a invités à amorcer la pratique dans des mouvements continus au sol. Puis, une fois le corps délié et réchauffé par quelques salutations au soleil, nous avons exploré par le médium de la danse différentes émotions en lien avec les thèmes. En déplacement partout autour de la pièce, j’ai eu l’impression de faire un petit tour du monde : j’étais tantôt dans une savane africaine, marchant avec un troupeau d’éléphants, et tantôt dans le Grand Nord, entourée de manchots empereurs majestueux. Et à d’autres moments, j’avais carrément l’impression d’être dans un rave pour les yogis (connaissez-vous le power shaking?)! Vivement le travail cardiovasculaire!

Respect et non-jugement

La plupart des participants étaient des habitués, des gens qui « danguent » depuis plusieurs années déjà. Si certains y voient une façon de s’réénergiser, d’autres vivent ces séances comme une libération, une occasion de se laisser aller avec intensité dans un cadre propice à un tel lâcher-prise. Ce climat de respect mutuel et de non-jugement contribue à rendre le Dangaaccessible aux gens de tous les niveaux et de tous les horizons. À l’intérieur d’un cadre de consignes yogiques ou dansées en lien avec le thème du cours, dans une ambiance amicale, chacun a la liberté de bouger à sa façon, et de contribuer au « tableau » de danse et de yoga qui est créé collectivement.

1391608_751349268214249_622853447_nIl existe surement autant de façons de pratiquer le « danse-yoga » qu’il existe de professeurs ayant décidé d’unir ces deux passions. D’un enseignant à l’autre, et même d’une séance à l’autre, l’expérience vécue peut être totalement différente! Pour en savoir plus sur les endroits où vous pouvez vous « secouer les puces » :o) : Yoga Montreal.

Merci à Mylène Roy pour l’initiation au Danga !