snogaIl y a du yoga de plusieurs types: hatha, vinyasa, jivamukti, kripalu. Le yoga est offert partout: dans les centres communautaires comme dans de magnifiques studios, dans la neige et même sur l’eau. On le pratique en solo ou avec bébé, et, depuis quelques temps, même pitou et minou trouvent leur place à nos côtés sur le tapis.

Du yoga, il y en a à toutes les sauces, tellement que certains diront que c’est ridicule et qu’on ne sait plus quoi inventer! Étant moi-même enseignante de yoga SUP, une pratique pas tout à fait conventionnelle (elle se déroule sur l’eau), j’ai de la facilité à trouver des arguments pour défendre les élans de créativité de yogis passionnés par ce qu’ils font.

Je crois qu’il faut partir du principe que si un type de yoga voit le jour, c’est qu’il a sa raison d’être, et cela même s’il résulte de la combinaison instinctive (ou accidentelle!) de deux activités. Qui a dit que le yoga devait impérativement provenir d’une lignée de savants gurus? De la même façon qu’il existe différentes physionomies et différentes personnalités, les formes que prend la discipline tendent à varier afin de correspondre aux besoins et aux goûts de chacun.

Cette grande liberté n’est sans doute pas étrangère à la forte croissance du nombre d’adeptes dans les grandes villes du monde. Les gens sont en mesure de choisir une pratique qui leur ressemble, aussi farfelue soit-elle, et cela est d’une richesse inestimable!

Par expérience, je sais que le  SUP représente une porte d’entrée parfaite pour des hommes et des femmes terrifiés à l’idée de mettre les pieds dans un centre de yoga. En tant que yogis aguerris, nous oublions parfois les idées préconçues à propos du yoga, ou le petit stress pouvant être ressenti avant de franchir la porte d’un studio pour la première fois. Pour nous, cet endroit est devenu notre deuxième maison.

Mais les questions du genre “Et si tout le monde était bon?“, “Est-ce qu’on va me forcer à mettre mes pieds derrière ma tête?”, ou ”Va-t-on devoir se faire des câlins collectifs?” peuvent représenter une barrière pour les néophytes. :o) C’est pourquoi certains d’entre eux choisissent un cadre différent pour vivre cette première expérience. Dans le cas du yoga SUP, ils se sentent aussi attirés par le contexte de plein air, ou sont intrigués par cette grande planche sur laquelle ils auront la chance de tester leur équilibre.

Le yoga antigravité, le yoga nu, le yoga cannabis (ça existe!), tout ça en fait n’est que le reflet de la passion, de la créativité et du désir de partager de ceux qui en sont les créateurs. Un prétexte pour rassembler : n’est-ce pas ça, entre autres, le yoga (en sanskrit, le mot “yoga” signifie littéralement “union”)?

Ceci étant dit, je pense qu’il demeure important pour les enseignants de continuer à s’instruire sur les valeurs portées par la tradition, et à s’en inspirer. Mais j’ai envie d’aller voir ce que ces yogas ont à offrir, ce qu’ils peuvent me faire vivre de plus ou de complémentaire, et c’est ce sur quoi vont porter mes prochains articles sur le blog Lole!

Et vous, préférez-vous votre yoga à la sauce crémeuse, ou traditionnelle?