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Les questions existentielles à se poser à l’achat d’un SUP (2e partie)

Dans la première partie de cet article, j’ai abordé quelques questions qui reviennent fréquemment quand vient le temps de faire l’achat d’un Stand Up Paddle Board (SUP). Dans cette deuxième partie, je vous donne quelques pistes qui, je l’espère, feront en sorte que vous puissiez faire un choix éclairé.

PREMIÈRE QUESTION : QUOI? 

Quelles activités comptez-vous pratiquer avec votre planche?

a) Balade de plaisance, yoga et fitness, exercices d’équilibre, surf (petites vagues).
b) Longues randonnées, pêche.
c) Course.

Screen Shot 2014-08-14 at 11.28.51 AMLa planche de type « all around » est la plus populaire pour la vente et la location, et c’est celle qui conviendra le plus à vos activités si vous avez répondu « a ». Si vous comptez faire du yoga ou du fitness, il peut être préférable que la surface antidérapante, le matériau de style « tapis de yoga » qui recouvre le dessus du sup, soit présente du nez jusqu’à la queue. Cela peut aussi être souhaitable – quoique non essentiel – pour la pratique d’exercices d’équilibre (sauts, marche, pivots avec la planche). Également pour le yoga ou le fitness, assurez-vous qu’il n’y a pas d’anneaux, de bouchons ou de cordes qui nuiront à l’exécution de certains mouvements, par exemple sur le dos. Les planches en mousse, bien que plus fragiles, sont les plus confortables. Si vous comptez faire du surf, portez une attention particulière aux ailerons.

Screen Shot 2014-08-14 at 10.51.30 AMSi ce sont les longues randonnées ou la pêche qui vous passionnent, vous aurez besoin d’un modèle très stable, et d’espace pour entreposer votre équipement, donc assez long et assez large. Vérifiez qu’il y a des cordes et des anneaux qui pourront servir à fixer vos bagages (à noter qu’il est possible de s’en procurer pour pas cher dans les magasins de plein air). Puisque votre but est de parcourir de longues distances, faites l’essai de votre planche avant de l’acheter, et trouvez un modèle efficace qui glisse bien sur l’eau et qui est ergonomique.

Vous comptez plutôt vous lancer dans les compétitions ou les courses amicales et la vitesse devient pour vous un facteur déterminant ? Je vous suggère d’opter pour un stand up paddle de course, c’est-à-dire un type de planche longue et effilée. Attention, car celles-ci sont moins larges, et donc moins stables.

DEUXIÈME QUESTION : OÙ ? 

IMG_6500C’est sans doute ce point qui va vous aider à déterminer si vous opterez pour un modèle rigide ou gonflable (vous vous souvenez, « LA » question de l’été ?) !
Où allez-vous pratiquer vos activités en SUP la plupart du temps ?

a) à la maison ou au chalet, avec accès direct au lac
b) partout !!!

Si la réponse est « a », ne pensez pas plus longtemps, et choisissez une planche rigide. La question est réglée !

Si vous avez répondu « b », je vous invite à vous interroger sur les aspects suivants :

a) Êtes-vous prêt à faire l’achat d’un support fixe pour la voiture, de sangles et possiblement d’un système pour verrouiller la planche afin de laisser votre équipement sans surveillance quand vous êtes en voyage ?

Si oui, courez acheter une planche rigide ! Si la réponse est non :

IMG_6879_cc_cropb) Est-ce qu’un système de sangles et de blocs en mousse pour de courtes distances en voiture pourrait combler vos besoins ? À noter qu’il ne sera pas possible de verrouiller votre équipement sur votre automobile.

Si oui, courez acheter une planche rigide ! Si la réponse est non, la planche gonflable demeure très pratique pour le transport et ne pose pas le problème du verrouillage. Il faut seulement être prêt à passer par le processus du « gonflage-dégonflage », et se procurer un modèle d’assez bonne qualité pour la stabilité.

Avant d’arrêter votre choix pour de bon, réfléchissez aussi à vos options pour l’entreposage. Les modèles gonflables sont faciles à camoufler dans le placard de votre appartement, mais pas les planches rigides.

En espérant que ces informations sauront vous venir en aide, je vous souhaite un bon magasinage ! N’oubliez pas de vous munir des autres accessoires essentiels à toute pratique : pagaie, leash, sifflet et veste de flottaison approuvée par Transports Canada.

Les questions existentielles à se poser à l’achat d’un SUP (1ere partie)

La mi-août est la période de l’année où l’été bat son plein… et où les soirées un peu plus fraîches sont là pour nous rappeler que c’est bientôt la fin du temps doux. C‘est également à partir de ce moment que je commence à recevoir courriels et appels de connaissances et d’amis littéralement tombés en amour avec le stand up paddle board (SUP) et qui souhaitent s’en procurer un au plus vite. En état de semi-panique, ils me demandent: « Mais QUAND aura lieu la vente de fin de saison chez Kayak sans frontières (KSF) ??? » Ou encore: « Devrais-je acheter un modèle NEUF OU USAGÉ ??? » Et LA question qui revient le plus cet été : « RIGIDE OU GONFLABLE ??? » Je tenterai ici de répondre à ces interrogations existentielles. 🙂

Question numéro 1: La vente fin de saison chez KSF. Le soleil étant de la partie cette année, la saison se prolonge et la vente aura lieu le samedi 3 octobre 2015. Vous pourrez vous procurer à bon prix des SUP de qualité, usagés certes, mais en bonne condition. Ce qui m’amène à la question numéro 2: Neuf ou usagé?

12039774_867800843336283_1654752522331633771_nLorsque j’ai acheté ma première planche en 2011, je n’avais pas les moyens de payer le prix d’une NSP (très bonne marque de planche) neuve. Mais grâce à la liquidation de fin d’été, j’ai pu me procurer une planche de cette marque, avec une bonne ecchymose en dessous, mais qui avait été réparée et dont je suis toujours satisfaite à ce jour. Si comme moi vous êtes dans une situation où votre budget est limité et vous prônez la réutilisation, je vous dirais d’acheter un modèle usagé. Aussi à considérer, le SUP étant de plus en plus populaire, le marché des planches seconde main se développe peu à peu et elles se font plus présentes sur des sites comme LesPacs, Kijiji et autres groupes spécialisés sur Facebook.
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La troisième question est sans doute celle qui exige le plus de réflexion. On peut préférer une planche rigide à une planche gonflable pour sa solidité et la stabilité qu’elle procure sur l’eau. En revanche, impossible de la plier de l’entrer dans un sac à dos pour la mettre dans le coffre de la voiture une fois la randonnée terminée! En choisissant un SUP en fibre de verre et en époxy, vous devrez penser à l’entreposage et à vous procurer un support pour le toit de votre véhicule si vous souhaitez faire de longues distances, ce qui occasionne des dépenses supplémentaires (autour de 500$). Pour de courts déplacements, un système de sangles de blocs en mousse peut être suffisant (autour de 80$). Le SUP gonflable serait-il donc un meilleur choix si on compte faire de la route? Peut-être, mais les modèles de très bonne qualité et dont la stabilité est comparable à la planche rigide prennent temps et effort à gonfler (du moins pour moi!). Et la sensation sur l’eau n’est jamais complètement la même.

IMG_6552Les deux options comportant avantages et inconvénients, il faut donc pousser la réflexion un peu plus loin et se poser d’autres questions existentielles avant de prendre une décision finale. Dans la deuxième partie à paraître de cet article, je vous vous donnerai d’autres pistes pour prendre une décision éclairée quant à l’achat de votre Stand Up Paddle Board. À suivre!

Trouvez votre emblème maori

IMG_8626-2_1272x768_resizeAvant mon premier voyage en Océanie en septembre 2015, j’en savais très peu au sujet de la Nouvelle-Zélande. Je savais que le kiwi « fruit» y pousse en abondance, alors que le kiwi « oiseau » y est en voie d’extinction.  Je savais que plusieurs habitants sont de descendance européenne, toutefois j’ai été surprise de constater à quel point la culture maorie est bien présente dans la société, et même mise en valeur dans les musées et sur bon nombre de chaines télévisées. J’ai aussi remarqué dans mon entourage que plusieurs personnes – et pas seulement des touristes – arborent fièrement bijoux et même tatouages aux symboles maoris.

Parmi ces symboles, le plus connu reste sans doute le fameux « heitiki »,  un pendentif qui a la forme d’un homme, et qui est généralement fabriqué de « pounamou » ou greenstone (diorite). Selon la coutume, cet emblème devrait être passé de génération en génération, en l’honneur des aïeuls. Voulant m’intégrer pleinement à la culture néo-zélandaise, je me suis donc mise à la recherche de mon « heitiki » familial, sans succès : mes ancêtres irlandais n’ont pas jugé bon faire circuler de telles amulettes au sein du clan O’Rourke. Il me fallait donc m’en procurer un ici, et initier moi-même la tradition !

Il m’aura fallu quelques temps afin d’avoir le coup de foudre. J’ai fait plusieurs endroits avant de tomber sur les pendentifs de Michelle Rivers Designs, une artiste qui a élu domicile dans un container réaménagé en boutique aux abords de la baie principale à Wellington. Michelle travaille principalement avec le pāua shell, un coquillage abondant  sur les plages de la Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’ailleurs d’un des premiers « trésor de mer » que j’ai collecté ici lors de mon séjour en septembre.

Si Michelle ne semble pas avoir d’origines polynésienne (blonde aux yeux bleus!), elle s’inspire beaucoup de l’artisanat maori. Ses bijoux sont tous plus beaux les uns que les autres, mais intuitivement, j’ai choisi l’emblème qu’on appelle « koru », une spirale qui représente la fronde d’une jeune fougère en train de se dérouler. Lorsque j’en ai vérifié la signification, j’ai réalisé que mon intuition ne m’avait pas trompée. Le « koru » renvoie au changement, à la renaissance et à la croissance, bref tout à fait à l’image de cette nouvelle expérience de vie à l’étranger!

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Voici quelques autres symboles maoris. Lequel vous inspire?

Manaia: représenté par la tête d’un oiseau, le corps  d’un homme et la queue d’un poisson, il symbolise l’équilibre et la protection.
Hei Toki-Adze: représenté par la forme rectangulaire de la lame d’un outil ancien, il représente la force et le courage.
Hei Matau: représenté par un hameçon, il amène chance, la force et la protection.

Retraite de méditation: le travail sur soi, ce n’est pas de tout repos!

Avertissement : cet article relate mon premier séjour dans un centre de méditation Vipassana. Comme l’expérience est vécue de façon totalement différente pour chacun(e), merci de ne tirer aucune généralisation sur la seule base de ce récit!

Ireland_2011-296_1272x768_resizeEst-ce que j’ai eu faim? Oui. Est-ce que j’ai eu mal au corps? Oui. Est-ce qu’en dix jours j’ai songé plus d’une fois à prendre mes jambes (engourdies) à mon cou pour m’enfuir dans la forêt néo-zélandaise? Certainement. Mais voici ce qui m’a empêché de le faire.

Les gens de mon entourage ayant effectué un premier séjour dans un centre de méditation Vipassana m’avaient prévenue; l’expérience ne serait pas facile. Il me faudrait rester un minimum de dix jours pour compléter le cours, respecter le noble silence (excluant même les contacts visuels), suivre un horaire strict (dont le fameux lever au chant du gong à 4 heures du matin), rester de longues périodes en posture assise (idéalement en immobilité complète), et accepter de me satisfaire de soupers assez légers (fruits et thé noir). Une autre consigne, assez anodine pour certains mais plutôt déstabilisante pour moi : pas de lecture, ni d’écriture! À notre arrivée au centre, les participants sont d’ailleurs priés de remettre aux bénévoles leurs objets de valeur, leur nourriture, ainsi que livres, cahiers et crayons (snif!).

Alors POURQUOI? Pourquoi me lancer dans cette aventure? Pourquoi prendre dix « précieux » jours de ma vie, moi qui cours sans cesse après le temps, pour aller vivre cette vie de moine à 12 heures de trajet en autobus de Wellington, la nouvelle ville où je viens d’emménager et où j’essaie de me faire une vie? Pourquoi ne pas rester auprès de mon amoureux et passer la journée sur la plage, avec un bon livre sur l’art de méditer au quotidien? Cela aurait été tout aussi zen, non?

D’abord, je ne vous cacherai pas que j’avais envie de voir si je pouvais relever un tel défi. « Vais-je m’enfuir? Vais-je rester? » Je trouvais excitant de repousser mes limites! Heureusement pour moi, j’avais d’autres sources de motivation moins superficielles, sinon je me serais enfuie dès la première journée! Depuis longtemps, je cherchais à approfondir ma pratique de la méditation, à acquérir une méthode pour la pratiquer. J’avais aussi le désir de vivre une expérience unique de déconnexion du monde extérieur et de reconnexion au monde intérieur, en vue de pouvoir partager ces notions par la suite.

J’ai vécu pendant cette retraite des doutes et des remises en question comme j’en ai rarement eu dans ma vie. À certains moments, je me suis même sentie déprimée comme jamais auparavant. Toutefois, ces périodes étaient temporaires, et les heures de méditation suivantes pouvaient m’apporter, sans que je ne m’y attende, des apprentissages si riches qu’ils consolidaient ma volonté de me rendre jusqu’au bout. J’avais passé le stade de simplement relever un défi. Je souhaitais ardemment m’instruire sur l’art de l’équanimité, celle qui accroit la tolérance et qui donne accès à un bonheur plus constant. J’aurais pu passer dix jours à lire mes bouquins de méditation sur la plage et saisir les concepts d’un point de vue intellectuel. Toutefois je ne crois pas que j’aurais obtenu le changement profond escompté, ce changement que seuls les apprentissages qui sont faits de façon expérientielle peuvent entrainer.

Au matin de la dixième journée, lorsque nous avons finalement recouvré la parole, j’ai été surprise d’apprendre que j’avais côtoyé durant mon séjour des gens de tous les métiers, et de plusieurs endroits à travers le monde. Comme les centres Vipassana sont présents partout sur le globe et fonctionnent par donation, ils constituent une bonne façon d’atterrir dans un nouveau pays avant de partir à sa découverte, de s’ancrer avant de se déraciner. Il faut toutefois s’assurer de réserver bien à l’avance, car les places s’envolent rapidement. La quête est universelle, et le Dhamma (la méthode de méditation qui y est enseignée) semble être le chemin que plusieurs choisissent d’emprunter, même en étant conscient(e)s des défis qu’il comporte.

En résumé, est-ce que j’ai trouvé en Vipassana la voie que je compte suivre pour la pratique de la méditation? Oui. Est-ce que j’ai obtenu des réponses à certaines questions existentielles, ou du moins des pistes à explorer en ce qui a trait à ces interrogations? Certainement. Est-ce que je deviendrai moine bouddhiste? Probablement pas, mais bien qu’il me reste encore beaucoup de travail à faire, je me sens désormais mieux outillée pour faire face aux hauts et aux bas de la vie.

Légende d’automne, ou « l’arbre à soucis »

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L’apparition des premières rougeurs aux arbres marquant souvent la fin des vacances, il n’est pas rare que l’on choisisse la saison automnale pour revenir à nos «saines habitudes », ou pour en adopter de nouvelles. La tendance générale est de se fixer de hauts objectifs, et même de viser la perfection. Toutefois, la vie n’étant pas prévisible à 100%, il devient parfois difficile d’atteindre la performance désirée.

 
L’arbre à soucis, texte d’un auteur inconnu, nous montre que l’on doit être capable de lâcher prise, de prendre du recul, et de choisir de se détacher des évènements à certains moments. Pour le bien de nos proches. Et pour notre propre bien-être.

 
Et si nous avions nous aussi un arbre à soucis auquel accrocher nos ennuis, ou tout ce qui constitue pour nous un poids inutile, avant de regagner la maison à la fin de chaque journée, ou avant de nous déposer dans notre espace de pratique de yoga? Si vous choisissez d’en adopter un cet automne, je vous suggère un bel érable coloré, ou un bouleau doré. Accrochez les ennuis aux feuilles, et ils s’envoleront d’eux-mêmes, c’est promis!

 

L’arbre à soucis

 
«Un jour, j’ai retenu les services d’un menuisier pour m’aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l’âme, et comme si ce n’était pas suffisant, au moment de rentrer chez lui, son vieux camion avait refusé de démarrer. 
 

Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m’invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l’allée qui conduisait à la maison, il s’arrêta brièvement à un petit arbre et en toucha le bout des branches. Lorsqu’il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

 

Lorsqu’il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l’arbre, la curiosité s’empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbres un peu plus tôt. « C’est mon arbre à soucis », me répondit-il.  »Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n’ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin. »

 

«Ce qu’il y a de plus drôle », il sourit, «c’est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés. »

Tourisme & yoga

nosaraPour la plupart des gens, être en vacances signifie prendre une pause des occupations quotidiennes: le travail, le ménage, et même la pratique de leurs activités régulières comme le yoga.  Pour ma part, c’est l’opposé: bien sûr, c’est avec plaisir que je laisse tomber les tâches ménagères, mais je m’assure d’en profiter en suivant un maximum de cours de yoga, et ce, même si je fais un séjour hors de Montréal.

Quand j’ai commencé à  » exporter ma pratique »,  je ne me permettais un petit arrêt yoga que lorsque cela ne bousculait pas trop l’itinéraire global du voyage. Maintenant, il m’arrive fréquemment de choisir une destination en fonction des studios que je souhaite visiter! Voici 5 bonnes raisons de s’adonner à ce que j’appelle le tourisme yoguique


1- POUR RENCONTRER LES GENS DU COIN

Chaque fois que j’entre dans un centre de yoga, j’ai l’impression d’entrer chez quelqu’un. Il y a une odeur unique, une ambiance particulière, une disposition précise. Un centre de yoga est un lieu habité; il a une âme. Lors de ma première visite, je prends le temps d’observer les cadres sur les murs, je me laisse imprégner du décor souvent chaleureux. Il n’est pas rare que cette chaleur, cette hospitalité se ressente également dans l’accueil qui nous est réservé : les employés du centre autant que nos voisins de pratique nous demandent d’où l’on vient, ce qui nous amène, et plusieurs y vont même de leurs recommandations en ce qui concerne les meilleurs endroits à voir lors de notre séjour. Ce contexte d’ouverture facilite les échanges avec les gens du coin et, selon mon humble expérience, les conversations sont souvent plus sincères et plus riches que si nous nous adressons à un passant au hasard dans la rue. Parole de yogi!

new-york2- POUR SORTIR DES SENTIERS BATTUS
Les centres de yoga ne sont généralement pas considérés comme des attraits touristiques même si parfois, selon la renommée des enseignants ou de la lignée à laquelle ils appartiennent, ils peuvent le devenir. L’emplacement d’un studio peut avoir été déterminé en fonction de la disponibilité d’un espace approprié, du marché, ainsi que des préférences  personnelles de ses fondateurs. C’est pourquoi  vous devez vous attendre à sortir des sentiers battus afin de vous rendre au petit studio de quartier dont vous avez entendu parler dans la ville que vous visitez.  N’est-ce pas un excellent prétexte pour l’exploration? À vos cartes, prêts, partez!

3- POUR RÉ-ÉQUILIBRER LE CORPS
En voyage, le corps est parfois mis à rude épreuve : décalage horaire, déplacements interminables, ou encore changements (et abus?) alimentaires. Après avoir passé plusieurs heures  en posture assise avec les genoux sous le menton en autobus,  en voiture ou en avion, une séance de yoga est une bonne façon de nous remettre sur pied à l’arrivée. De plus, un bon étirement est toujours indiqué après avoir beaucoup marché en ville ou en nature! Pour un S.O.S. digestion, une séance de yoga contenant des postures de torsion pourrait bien contribuer à remettre votre système digestif  »sur le piton »! 

banff4- POUR RÉ-ÉQUILIBRER L’ESPRIT
En voyage, le moindre geste du quotidien est passible de se transformer en une trépidante aventure. Les sens sont constamment sollicités par tant de nouveauté à absorber en même temps.  Bien que fascinant au départ, ce peut bien vite devenir épuisant! Le yoga, avec ses moments consacrés à la méditation et au recueillement,  nous offre de l’espace et du temps pour la réflexion. En se posant sur notre tapis ne serait-ce que quelques minutes, nous pouvons tourner le regard vers l’intérieur et remettre les choses en perspective.  Il s’agit souvent d’une pause bien méritée pour un esprit qui a besoin d’être stimulé, certe, mais qui a aussi besoin de contempler. 

5- POUR APPRENDRE UNE NOUVELLE LANGUE
Ce doit être la linguiste en moi, mais J’ADORE suivre des cours dans d’autres langues que le français ou l’anglais. Il y a dans une langue tellement d’informations sur la culture, et sur la perception du monde qu’ont les gens qui la parlent. Comme une image vaut milles mots, la pratique du yoga rend la communication possible, même si on ne comprend pas textuellement que notre enseignant vient de nous demander de prendre la pose du  »chien tête en bas ». L’apprentissage d’une langue est un jeu fait de déductions, d’essais et erreurs, de curiosité et de beaucoup d’écoute…  tout comme l’apprentissage du yoga lui-même! 

coastalQuelques recommandations : 

On peut aussi faire du tourisme yoguique au Québec: 

Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive! N’hésitez surtout pas à partager vos coups de coeur sur cette page!

Cliquez ici pour visionner des albums photos de tourisme yoguique!

Yoga des saisons : le printemps

DSC_0154_resizeAprès quelques longs mois passés dans la froideur de l’hiver, nous apprécions tous notre première bouffée de soleil. Le réchauffement de la peau, la chaleur qui pénètre jusqu’aux os, la lumière qui plombe sur le visage : ceux-ci agissent comme une véritable nourriture pour le coeur!

Comment décrire ce sentiment, cette montée d’énergie indescriptible qui accompagne l’arrivée de chaque printemps? Plusieurs cultures du monde ont des légendes et des mythes associés à cette saison, des histoires qui nous racontent la renaissance, la vie, l’espoir et les nouveaux départs. D’une certaine façon, on peut dire que ces mêmes thèmes sont au coeur de la pratique de la Salutation au Soleil en yoga.

21_yoga_chameau_resizePourquoi cela? Parce qu’en pratiquant la Salutation au Soleil, nous pouvons, nous aussi, inviter le renouveau dans notre vie. Cette série de mouvement peut être exécutée comme une simple gymnastique, mais si on lui donne une intention, elle peut vécue comme une opportunité de se connecter à la force vitale et à l’énergie produite par le Soleil ! On invite en nous la chaleur et la lumière qui rendra notre vie plus lumineuse. (…)« 

Le soleil a tardé un peu à se montrer le bout du nez cette année… n’attendez pas plus longtemps avant d’aller le saluer ! Ceci était une interprétation libre d’un texte portant sur le printemps, tiré du toujours aussi inspirant ÖM at Home, par Cyndi Lee.

Yoga des saisons : l’hiver

flexionavant_webAvec l’arrivée de l’hiver et le début d’une nouvelle année, le moment est  bien choisi pour inclure dans sa pratique des postures de flexion avant! Voici une traduction libre d’un texte portant sur la saison hivernale, tiré du toujours aussi inspirant ÖM at Home, par Cyndi Lee.

« On peut compter sur la saison hivernale pour nous rappeler l’importance du repos. Nous n’avons qu’à observer notre environnement – arbres et fleurs figés, températures froides et ciels nuageux – pour comprendre qu’il est normal que notre propre organisme tende à ralentir à cette période de l’année.

L’hiver est le moment parfait pour trouver refuge à l’intérieur. Et pas seulement à l’intérieur physiquement, sous un toit, mais aussi à l’intérieur de soi. Une grande partie de notre pratique de yoga est consacrée à placer le corps dans des positions spécifiques, à les maintenir, et à tenter de ressentir les bienfaits des postures en terme de bien-être physique seulement. Mais le yoga se limite pas à « faire », il s’agit aussi « d’être »! L’opposé de l’état « actif » n’est pas l’état « passif », mais plutôt l’état « réceptif »…

Pour plusieurs d’entre nous, apprendre à être calme, ouvert et réceptif à tout ce qui émerge se pose comme un défi de taille. C’est pourquoi les flexions avant et les postures restauratives sont tout à fait adaptées à la saison hivernale. Qui sait, peut-être les journées paisibles d’hiver sont-elles les plus propices à la croissance? Une croissance intérieure et profonde, une croissance qui nous amène à réaliser les êtres entiers que nous sommes. Une croissance qui nous prépare à accueillir le renouveau du printemps! »

Du yoga au boulot en 5 étapes

Processed with MoldivS’il n’est pas souhaitable d’apporter du travail au yoga, il est tout à fait indiqué de faire le contraire! Le matin, le midi ou en fin d’après-midi, les séances au boulot sont une excellente façon de gagner du temps, puisqu’il n’y a pas de déplacement supplémentaire à prévoir. Les cours sont personnalisés et les postures proposées adaptées aux conditions physiques particulières que peuvent entraîner votre occupation. De plus, des moyens efficaces et concrets vous sont suggérés pour la gestion du stress au quotidien. Le yoga au boulot est une bonne façon de de commencer, de continuer ou de terminer sa journée de travail du bon pied, en plus de contribuer à créer des moments de complicité entre collègues de travail dans un contexte hors stress!

L’idée d’organiser des cours de yoga dans votre milieu de travail vous emballe? Ce petit guide pratique en 5 étapes vous dira comment vous y prendre! À noter que les points abordés ci-dessous n’ont pas nécessairement à se dérouler dans un ordre chronologique.

1- Trouver d’autres yogis motivés!
C’est la première chose à faire! Il y a plusieurs façons d’y arriver : publier un communiqué à l’interne, installer des affiches, en parler au comité social, et en faire le sujet numéro 1 autour de la machine à café ou à l’heure du lunch! Essayez d’embarquer le plus de gens possible. Ayant moi-même fait beaucoup d’organisation d’activités en entreprise, je peux vous dire que, de façon générale, pour 20 personnes intéressées par un projet, la moitié s’engageront réellement! Assurez-vous de leur mentionner que les cours seront adressés aux personnes de tous les niveaux. N’hésitez pas à demander à votre professeur de yoga, si vous en avez déjà un à ce stade, de participer à vos efforts promotionnels en vous fournissant des photos, une biographie, une description des cours ou autre! Je le fais couramment lorsque je donne de tels cours.

2-Définir les modalités d’inscription.
Une fois que plusieurs personnes ont démontré leur intérêt, approchez votre employeur et demandez-lui s’il serait d’accord à mettre un endroit à votre disposition… et peut-être même à couvrir les frais liés aux cours, en totalité ou en partie. Sortez vos meilleurs arguments, car après tout, cette activité bénéficiera à l’entreprise! Employés en santé = bonne humeur et productivité! Il est important de clarifier cet aspect assez tôt dans le processus, car les modalités d’inscriptions vont en dépendre. Par exemple, le tarif sera établit « par cours » lorsque l’employeur s’engage à couvrir les frais, et il n’y a généralement pas de nombre de personnes minimum ou maximum (tout dépendamment de l’espace disponible). Lorsque les employés paient eux-même leur cours, le coût est souvent établi selon le nombre de personnes inscrites. Dans ce cas, un nombre de participants minimum est requis afin de démarrer une session.

3- Choisir la plage horaire.
Matin, midi, ou soir, chaque moment de la journée comporte à la fois des  avantages et des inconvénients. Faites un sondage auprès des participants et choisissez en fonction de qui convient le mieux à un maximum de personnes. Lorsque les gens sont très partagés entre deux plages horaire et que j’ai assez de disponibilités pour le faire, j’offre aux entreprises d’alterner le matin et le soir à chaque semaine.

  • Le matin, avant le travail – Avantage: les bienfaits de la séance nous accompagnent toute la journée! Inconvénient : il est parfois difficile de se lever tôt.
  • Le midi –  Avantage: la parfaite excuse pour prendre une belle pause santé! Nous donne un second souffle pour le reste de la journée!  Inconvénient : malgré notre bonne volonté, il est parfois difficile de se sortir de nos occupations pour « yoger »!
  • Le soir, après la journée de travail – Avantage: une parfaite façon de ventiler après une journée chargée, le yoga peut aussi faciliter le sommeil.  Inconvénient: en fin de journée, la fatigue ou le 5@7 hebdomadaire l’emporte parfois sur la séance de yoga…

4- Trouver un lieu.
Afin que tous les participants puissent relaxer et se sentir confortables, je recommande de trouver un lieu fermé et non passant pour la tenue des séances. L’endroit doit être propre et sécuritaire, la température doit y être confortable et il doit y avoir assez d’espace pour installer les tapis et bouger, même si cela implique de pousser quelques meubles (ça peut faire partie du réchauffement)! Si le lieu choisi est un espace partagé parmi tous les employés, je suggère d’installer des affiches qui incitent à garder le silence ou à revenir après la fin du cours. Si vous n’arrivez pas à trouver d’espace, il est possible de louer une salle dans le même immeuble ou à proximité. Il faudra alors penser à inclure les frais de location dans le coût des inscriptions. L’été, les pratiques peuvent avoir lieu à l’extérieur, dans la cour ou dans un parc!

5- Et bien sûr, trouver un(e) professeur(e)!
Si vous ne connaissez pas personnellement d’enseignant de yoga, demandez à ceux qui vous entourent s’ils ont quelqu’un à recommander. Sinon, consultez les employés d’un studio de yoga qui vous semble professionnel, ou faites des recherches sur le web. Vous pouvez jeter un coup d’œil au site Yoga Tribe, un grand répertoire « yoguique »pour la région de Montréal. N’hésitez pas à demander des références à la personne que vous trouverez, et même un cours d’essai. En tout temps, n’ayez jamais peur de donner des commentaires concernant le niveau et le style des cours enseignés. N’oubliez pas que ces séances sont pour vous!

Voici voilà pour les grandes lignes! J’espère que ce guide en 5 étapes saura vous donner quelques pistes pour l’organisation de cours dans votre milieu de travail! Attention, la bonne humeur générée par le yoga est contagieuse!

Tous au fleuve !

IMG_4091_resizeVoici une petite envolée lyrique de mon cru suite au visionnement de Génération Inc., qui a fait une émission spéciale sur Hugo Lavictoire et sur KSF. J’ai trouvé ça tellement vrai et inspirant! Bravo!


« Montréal est une île, et le Fleuve St-Laurent est précieux et magnifique. Si vous ne le saviez pas encore, je ne peux pas vous en vouloir: ça m’a pris plusieurs années avant de le découvrir. La meilleure façon de saisir l’importance et la grandeur à couper le souffle de ce cours d’eau qui coule tout près de chez nous est de le vivre. Mais comment « vivre » le fleuve, me direz-vous? Eh bien! un peu comme une histoire d’amour, il n’y a pas qu’une recette, il n’y a pas qu’une façon de faire!

IMG_4085_resizePour certains, c’est l’amour à distance, de type  »coucher de soleil »: on se balade à vélo de Verdun à Lachine, on s’impressionne de la puissance de l’eau en marchant dans le Parc des Rapides, on s’attarde à ses reflets en franchissant l’un des nombreux ponts de la ville, bref on s’empreigne du fleuve en gardant les deux pieds sur terre. Pour d’autres, le contact avec le fleuve est passionné, c’est un amour de type  »feux d’artifices »: en kayak, en SUP, en surf (ou autre!), cet amour est immersif, il nous plonge dans l’action et nous donne le vertige, mais surtout, il nous donne envie de recommencer! »

IMG_4368Longue vie aux initiatives pour protéger, nettoyer et chouchouter notre beau et grand fleuve! Et longue vie aux initiatives pour nous y rendre l’accès plus facile. Notre ville est sur une île: un pour tous et tous pour le fleuve!

Pour survivre à la fin de la session

yoga_sessionÇa y est, la fin de la session scolaire approche à grands pas! Cela devrait être une réjouissance pour nous, étudiants, car nous savons que des vacances bien méritées nous attendent sous peu… Pourtant, il est difficile de ne pas se laisser submerger par le stress des travaux à remettre et des examens qui s’enchainent. Voici 5 petites astuces qui vous permettront, je l’espère, de vivre une fin de session un peu plus zen.

1. Une bonne planification.
Faites-vous un horaire détaillé des 2 ou 3 prochaines semaines. Inscrivez-y tout, tout, tout! Du rendez-vous chez le dentiste aux dates d’échéances cruciales (travaux et examens), des 5@7 de Noël aux rencontres d’équipe, il ne faut rien oublier! N’oubliez pas d’allouer des blocs de quelques heures pour avancer vos travaux et pour étudier. Non seulement il est rassurant et motivant d’avoir un plan de match général, mais cela nous aide à établir des priorités sur une base quotidienne.

2. Un jour à la fois, une chose à la fois.
Chaque jour, consultez votre nouveau meilleur ami, M. Agenda, pour établir les priorités de la journée. N’hésitez pas à remanier votre calendrier au besoin, en gardant en tête votre prochaine date d’échéance. Essayez de ne pas commencer plusieurs choses en même temps dans la même minute en pensant que cela va vous aider à aller plus vite (un réel défi pour moi, je dois l’avouer)! Quand une chose est faite, rayez-la de votre agenda avec une belle couleur: ça fait du bien!

3. Du temps pour vous!
Prenez un instant pour dresser une liste de ce qui est pour vous une source d’énergie, ou de ce qui vous aide à décrocher: un cours de yoga, une sortie entre amis, un massage, un bon repas cuisiné maison, un film etc. Assurez-vous de prévoir une période durant la semaine pour vous adonner à cette activité. Une petite heure peut faire toute la différence, et vous donner le carburant nécessaire pour poursuivre vos objectifs.

4. De l’aide.
La plupart du temps, nous ne demandons pas l’aide des autres de peur de les déranger. Pourtant, si vous aviez la chance de donner un coup de main à un ami ou à un membre de votre famille, est-ce que ça ne vous ferait pas plaisir de le faire? S’ils sont dans l’incapacité de vous aider, ils vous le diront, et c’est tout! Souvent, un rien peut nous soulager : demander à notre colocataire de nous garder une portion de son succulent pâté chinois végé pour notre lunch du lendemain, proposer à un collègue de réviser ensemble la matière pour l’examen du lendemain, ou même appeler un ami qui nous dira que « tout va bien aller » si nous avons un moment de panique. Tous pour un, et un pour tous!

5. Du yoga! (ai-je vraiment besoin de le dire?)
Ce point aurait pu se trouver en tête de liste, mais par expérience personnelle je sais qu’en fin de session scolaire, il est souvent plus facile de s’adonner à la méditation, à la respiration, ou même à la pratique des postures une fois que nous avons « calmé le mental », notamment en réalisant les 4 astuces proposées précédemment. Le yoga, c’est l’équilibre. Il nous permet de garder le cap, de soulager des tensions physiques causées par les heures d’études et surtout d’aller se ressourcer au sein de la communauté. À garder en mémoire : le yoga est avec nous en tout temps, puisqu’il est en nous.

Fermez les yeux. Inspirez et expirez profondément. Prenez votre crayon et lancez-vous! Finissez votre session en beauté, mais surtout en santé!

 

 

À propos des courbatures…

Les courbatures sont des douleurs parfois ressenties suite à la suite d’exercices physiques intenses. Si les postures et les séquences exercées font en sorte que vous vous souvenez de moi chaque fois que vous bougez ou que vous riez pendant les quelques jours qui suivent nos séances de yoga, sachez que cela n’est pas intentionnel! :o) Voici quelques trucs que j’ai développé au fil de la pratique, je vous invite à les commenter, ou à ajouter ce qui fonctionne bien pour vous. On est tous différents, après tout!

Avant la séance :
– Soigner son alimentation. Consommer des aliments nourrissants, qui apportent du carburant au corps (lentilles, polenta, riz complet, pommes de terre, semoule de blé, ou les fameuses pâtes. Si c’est le matin, fruits, céréales, superaliments, etc.)
– Bien s’hydrater!

Pendant la séance :
– Se réchauffer. Le réchauffement du début est important! À faire consciencieusement, et ne pas  »sauter » cette partie de la pratique si vous pratiquez seul à la maison.
– Prendre son temps dans l’entrée, la tenue et la sortie des postures. Sans aucun « a-coups », de manière lente et souple.
– Respecter sa physionomie. Ne pas aller trop loin dans les postures. Truc: quand on a du mal à respirer, c’est qu’on va trop loin.

Après la séance :
-Continuer de bien s’hydrater!
-Prendre un bain chaud peut aider à détendre les muscles, et une douche froide peut contribuer à les tonifier. Une bonne raison d’aller au spa?

Si jamais le  »dieu de la courbature » vous envoie tout de même quelques douleurs, voici ce que vous pouvez faire:
– Masser les muscles endoloris avec un gel d’arnica.
– Faire des étirements.
– Laisser passer quelques jours avant la prochaine séance intensive de sport!

– Mon truc à moi, c’est le yin yoga ! Ça va TOUJOURS mieux après!

 

La caverne d’Alibaba du yoga

10365762_593590890757281_4814425307148513410_nAu deuxième étage d’un imposant édifice de la rue St-Alexandre au Centre-Ville, on ne s’attend pas à la trouver… Mais elle est bien là, « La Mer de tranquillité », véritable caverne d’Alibaba contenant à peu près tout ce qui existe par rapport au yoga! On y entre et tout de suite on se sent transporté ailleurs: entouré de milliers de livres mythiques, de bols tibétains, d’accessoires colorés, et d’odeurs d’encens, ça en est presque dépaysant!

Si la plupart des clients sont des enseignants de yoga, les praticiens à la recherche d’un accessoire ou d’un livre à bon prix y trouveront également leur compte. Et si vous avez du mal à vous y retrouver devant l’embarras du choix que vous avez, Leigh, le gentil propriétaire, pourra certainement vous aider. À La mer de tranquillité, on trouve de tout, surtout un ami! Comme le magasin n’est pas ouvert tous les jours, je vous conseille de téléphoner avant de vous y rendre. Et à défaut de pouvoir vous y rendre bientôt, leur page Facebook est, elle aussi, pleine de ressources!

Les pieds dans les plats à l’heure du lunch

Processed with MoldivLa rentrée scolaire rime souvent avec le retour des lunchs. Nous partons pour toute la journée, et il faut prévoir les repas et les petits creux qui peuvent survenir entre les cours! Je ne sais pas pour vous, mais quand vient le temps de préparer la nourriture en prévision du lendemain, je manque parfois d’idées et de motivation, ou parfois je manque simplement de place dans mon sac à dos!


Heureusement, cette année j’ai reçu en cadeau des contenants qui ont grandement changé mon rapport au lunch, me réconciliant un peu avec le concept. En effet, avec les plats « sistema » (ou autre marque compacte « tout-en- un » du même style), une délicieuse salade-repas est bien vite assemblée sur l’heure du dîner! On place la laitue dans le compartiment principal, et on remplit le plateau du dessus avec les légumes, noix et graines superfood de notre choix. Comble de bonheur, tout dépendamment du modèle, vous n’aurez pas besoin de penser aux ustensiles, puisqu’ils sont intégrés au le contenant. Certains modèles incluent également un petit pot pour la vinaigrette. Finies la laitue détrempée, bonjour la fraicheur toute la journée, et vive la facilité! Le seule hic, c’est qu’ils sont en plastique… Mais cela les rend plus légers, et de plus ils sont sans « vilain » BPA. 🙂

IMG_4683_resize3Une bonne option pour remplacer le fameux « Zip-Lock », qui est peu écologique et économique : le sac à collation réutilisable! Vous en trouverez un exemple dans cet article: boîte à lunch ZERO DÉCHET.

Capsule nature II: Coucher de soleil

10416631_641711832611853_8935316312858692677_nLorsque j’ai des questions naïves au sujet des plantes, des animaux ou des phénomènes naturels, je consulte la belle Ariane Malo-Sauvé, mon experte nature préférée! Cette semaine, je lui ai demandé : « Pourquoi un même coucher de soleil peut-il avoir une apparence si différente d’un endroit à l’autre? Ne devrait-il pas être le même partout? Pourquoi en certains endroits est-il si spectaculaire – ciel orange, rose, et mauve – et ce à tous les soirs? » Voici son explication:

« Avec l’été, vient le plaisir de paresser au soleil et le bonheur de le regarder se coucher. Certains soirs, la nature nous offre des couchers de soleil à couper le souffle. Cependant, à d’autres moments, il se couche sans trop se faire remarquer. Mais pourquoi les couchers de soleil ne sont-ils pas tous les mêmes ? Pourquoi certains endroits sont réputés pour leurs couchers de soleil mémorables?


La réponse réside dans plusieurs éléments. En premier lieu, il faut comprendre que les couleurs que nos yeux perçoivent sont les  couleurs du 15_Terre-6spectre de la lumière qui n’ont pas été absorbées ou diffusées. Plus la distance à parcourir est grande dans l’atmosphère, plus la lumière «perd» certaines couleurs de son spectre. Au coucher du soleil, les rayons traversent l’atmosphère de façon oblique et ont, par conséquent, une distance plus importante à traverser qu’en plein jour. Ce faisant, les ondes courtes dans les teintes de bleu sont diffusées et laissent place aux ondes plus longues de couleurs chaudes. Ainsi, les tons de rouges et d’orangés parviennent à nos yeux. (pour voir le spectre : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Spectre_visible.png

En deuxième lieu, ce qui justifie l’intensité des couleurs présentes peut varier selon la position géographique, la quantité de gouttelettes d’eau en
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suspension dans l’air et les particules de poussière dans l’atmosphère. En bord de mer, près de l’océan et même aux abords des grands lacs, l’humidité causée par l’évaporation peut accentuer les couleurs dans le ciel lors des coucher du soleil. Les ondes bleutées se diffusent dans les particules d’eau, laissant rayonner les ondes rouges et orangées. Le même phénomène peut se produire dans certaines grandes villes polluées car les particules de poussière et de pollution agissent au même titre que les gouttelettes d’eau. Par contre, une épaisse couche de smog peut venir gâcher le spectacle. Finalement, lorsque le ciel s’enflamme, c’est une combinaison de facteurs qui réunissent les conditions parfaites. C’est le cas, par exemple, de la région de Nosara, au Costa Rica. L’angle des rayons occasionné par la position géographique est à la base du phénomène. Toutefois, l’humidité et la poussière en suspension dans l’atmosphère sont deux éléments qui contribuent à rehausser les couleurs chaudes que l’on attribue aux plus beaux couchers de soleil. »

Capsule nature I: Indices de pollution de l’eau

10644841_637418483041188_1817329695997058924_nLorsque  j’ai des questions naïves au sujet des animaux ou des phénomènes naturels, je les demande à la belle Ariane Malo-Sauvé, mon experte nature préférée! Récemment, je lui ai demandé s’il était possible de déterminer le niveau de pollution d’un cours d’eau en observant des phénomènes précis, et je me suis dit que sa réponse vous intéresserait sans doute aussi. :o)

« Si vous avez profité de l’été, peut-être vous êtes-vous trempé les orteils dans l’eau histoire de vous rafraîchir. Mais comment peut-on savoir si le plan d’eau est propice à la baignade? En milieu urbain, la question de la pollution nous vient rapidement à l’esprit. Cependant, en milieu rural, la fertilisation des champs et l’usage d’agents chimiques peuvent également amener leur lot d’inquiétudes.
Heureusement, la nature peut nous fournir quelques indices démontrant la santé d’un plan d’eau. Que le milieu soit stagnant ou qu’il y ait du courant, la présence de plantes aquatiques est toujours de bon augure. Des lentilles d’eau au plus grand des saules, en passant par les quenouilles, tous participent à la dépollution des plans d’eau. Leurs cellules végétales permettent de capter les molécules de certains contaminants. Par contre, portez une attention particulière aux masses de cyanobactéries communément appelées « algues bleu-vert ». Ces dernières pourraient causer des irritations cutanées et autres désagréments.
Enfin, la présence de certains animaux sensibles aux polluants peut nous renseigner sur la qualité de l’eau. C’est le cas de plusieurs organismes vivants respirant à l’aide de branchies tels que les petits des salamandres ou encore, les larves de demoiselles, fines cousines des libellules. Ouvrez l’œil pour y voir des trichoptères, probablement un des « bio-indicateurs » les plus fiables en eau douce. Qui a dit que les insectes étaient nuisibles ? »

S’initier au SUP yoga dans le cadre d’une retraite

2-10306170_476087452524421_2241937869233163471_nComme vous l’avez sans doute remarqué si vous vous tenez au courant des nouvelles O’Yoga, 2014 a été l’année où je me suis lancée dans l’organisation de retraites de yoga, et plus particulièrement de SUP yoga. Le Costa Rica, le Mexique, les Cantons-de-l’Est; il existe tant de merveilleux endroits où jeter l’ancre afin d’y transporter sa pratique!Après avoir parlé avec quelques personnes, j’ai réalisé que certaines d’entre elles étaient hésitantes à se lancer dans une telle aventure, croyant que les retraites de ce type sont conçues pour des gens expérimentés en SUP ou en SUP yoga.


11_O-7_resizeAvec l’approche progressive offerte dans le cadre des retraites auxquelles je prends part, mes collaboratrices et moi nous assurons d’abord de vous donner les techniques dont vous avez besoin afin de pouvoir vous sentir  »comme un poisson dans l’eau » sur votre Stand up paddle board. Puis, dans un deuxième temps, nous introduisons le yoga dans l’équation d’équilibre. :o)Les séances sont tous niveaux, les variations proposées sont adaptées pour chacun. Il est vrai que plusieurs raisons peuvent nous amener à éprouver une certaine crainte ou nervosité lorsque nous montons pour la première fois sur une planche, et cela est tout à fait normal. Nous n’avons pas tous le même « passé marin »! Mais bien souvent, je vous le dis pour l’avoir vu plusieurs fois, ces appréhensions sont très vite remplacées par un grand sentiment d’accomplissement et de liberté, et ce, dès les premiers coups de pagaie! Et ça, c’est beau à voir! :o)

Les retraites de SUP Yoga, qu’elles soient d’une durée d’une semaine ou de quelques jours, vous plongent dans un contexte idéal pour l’apprentissage d’une telle 6_Terre-29discipline. Voici pourquoi:

1. Vous aurez du temps; étant hors de votre routine, vous n’aurez pas à vous soucier des tâches quotidiennes et vous ne vous sentirez pas pressés.
2. Vous pourrez constater plus facilement une évolution, une aisance dans votre pratique;
3. Si vous êtes un praticien aguerri, vous aurez l’occasion de pousser plus loin vos limites.
4. Les groupes étant souvent plus petits dans le cadre d’une retraite, vous aurez plus d’attention de la part de vos dévouées professeures 
5. Vous rencontrerez des gens dans la même situation que vous : des débutants ou des intermédiaires, des curieux ou des passionnés! Il est fort probable que vous tisserez des liens très particuliers avec ces personnes;
6. Vous avez TOUJOURS LE CHOIX de pratiquer ou non le SUP yoga. Vous pouvez choisir de troquer la pratique pour une balade tranquille sur terre ou sur votre SUP, ou encore vous reposer.
7. Et finalement, vous n’aurez à vous soucier de rien; les repas délicieux sont fournis, vous n’êtes pas obligé de faire votre lit, bref, vous profitez simplement de l’énergie collective et vous vous laissez porter par la vague!

Du yoga à toutes les sauces : le danga (danse-yoga)

post_danga« Danser c’est surement une preuve très forte qu’il y a vie, qu’il y a individu et société.  C’est quand le corps bouge tout seul que la tête sent qu’il y a la vie et qu’elle peut faire confiance au corps: lui, il sait. » – Cie Léon Larchet

On dit parfois du yoga qu’il est « la danse des dieux ». C’est sans doute pour cette raison que le mariage de ces deux disciplines, danse et yoga, est tout à fait naturel. D’ailleurs, il est fréquent de retrouver parmi les praticiens du yoga des danseurs, et vice-versa. Si je ne me suis jamais considérée comme une danseuse, du moins pas dans le sens technique du terme, je n’étais pourtant pas nerveuse à l’idée de me lancer dans l’expérience du Danga, ou Danse-Yoga, proposée par Mylène Roy. Et vous savez quoi? J’avais bien raison de ne pas l’être! En effet, j’ai retrouvé en cette activité ce qui me plaît tant de ma pratique de yoga: c’est une façon de célébrer la vie par le mouvement!

Le plaisir de bouger

Durant notre pratique de près de 2 heures où les tapis de caoutchouc sont vite devenus superflus, les séquences dansées se sont succédées, ponctuées ça et là d’enchainements de postures de yoga qui semblaient naitre d’elles-mêmes entre deux refrains rythmés. Dans ce que j’appellerais de « l’improvisation structurée »,  Mylène expose clairement les buts et la mécanique des mouvements aux participants, puis elle monte le volume « dans le tapis », et c’est alors à chacun se mouvoir comme il le ressent. Mylène joue à merveille ses rôles de guide, de chorégraphe et de DJ du tonnerre. Elle est la petite étincelle qui fait jaillir le mouvement et qui enflamme les âmes créatives. Bref, son énergie est contagieuse!

Bouger avec intention

L’émotion et l’intention occupent une place importante en Danga. Le mouvement suscite l’engagement de celui qui l’exécute, et aussi la réflexion! Inspirée par les thèmes de la journée de la terre et de l’ambiance post-élections provinciales (rien de moins!), Mylène nous a invités à amorcer la pratique dans des mouvements continus au sol. Puis, une fois le corps délié et réchauffé par quelques salutations au soleil, nous avons exploré par le médium de la danse différentes émotions en lien avec les thèmes. En déplacement partout autour de la pièce, j’ai eu l’impression de faire un petit tour du monde : j’étais tantôt dans une savane africaine, marchant avec un troupeau d’éléphants, et tantôt dans le Grand Nord, entourée de manchots empereurs majestueux. Et à d’autres moments, j’avais carrément l’impression d’être dans un rave pour les yogis (connaissez-vous le power shaking?)! Vivement le travail cardiovasculaire!

Respect et non-jugement

La plupart des participants étaient des habitués, des gens qui « danguent » depuis plusieurs années déjà. Si certains y voient une façon de s’réénergiser, d’autres vivent ces séances comme une libération, une occasion de se laisser aller avec intensité dans un cadre propice à un tel lâcher-prise. Ce climat de respect mutuel et de non-jugement contribue à rendre le Dangaaccessible aux gens de tous les niveaux et de tous les horizons. À l’intérieur d’un cadre de consignes yogiques ou dansées en lien avec le thème du cours, dans une ambiance amicale, chacun a la liberté de bouger à sa façon, et de contribuer au « tableau » de danse et de yoga qui est créé collectivement.

1391608_751349268214249_622853447_nIl existe surement autant de façons de pratiquer le « danse-yoga » qu’il existe de professeurs ayant décidé d’unir ces deux passions. D’un enseignant à l’autre, et même d’une séance à l’autre, l’expérience vécue peut être totalement différente! Pour en savoir plus sur les endroits où vous pouvez vous « secouer les puces » :o) : Yoga Montreal.

Merci à Mylène Roy pour l’initiation au Danga !

Du yoga à toutes les sauces : le yoga mural

283533_10150258456439182_2566799_nSaviez-vous que le yoga mural ne date pas d’hier? Bien que cette pratique semble être une invention moderne,  elle existe depuis plusieurs décennies. C’est à BKS Iyengar, un maitre reconnu entre autres pour avoir établi de grands principes d’alignement corporel, que l’on doit l’idée de se servir d’un mur et de cordes pour faciliter la compréhension et l’exécution des asanas (postures). Depuis son apparition au début  des années 80, ce système s’est modernisé, et on retrouve désormais ces installations un peu partout dans le monde. En faisant mes recherches, j’ai même déniché un hôtel français offrant des suites munies de murs de yoga!

267540_10150258456694182_2528563_nIl y a quelques semaines, en tentant d’imaginer ma première expérience de yoga mural à venir, je me disais que cette pratique me procurerait sans doute un grand sentiment de liberté et de légèreté. Mais à la suite d’une séance d’une heure trente au Centre Naada Yoga, c’est plutôt le terme «gravité » qui m’est resté en tête! Si le yoga traditionnel nous permet de constater à quel point le poids de notre propre corps peut constituer une force de résistance naturelle et efficace dans l’exécution des postures, avec le yoga au mur, cet effet est quintuplé! Voici un petit compte rendu de mon expérience.

Mon expérience en quelques mots :

Gravité! Alignement! Relâchement! Support!

Déroulement de la séance :

283972_10150258457474182_6365795_nUne fois le matériel démystifié et adéquatement installé, suivant les conseils de ma bienveillante professeure, je me suis allongée sur le dos, la tête posée sur la ceinture d’appui. La nuque ainsi dégagée, la tête flottant à quelques centimètres du sol,  je me sentais déjà un peu plus légère physiquement et mentalement. AH! (grand soupir de soulagement) Après un réchauffement au sol sans les sangles, les autres participants et moi avons été guidés dans nos premières postures au mur, puis dans une adaptation de la salutation au soleil. Les inversions plus intenses ont été exécutées vers la fin de la séance, alors que le corps était prêt à vivre de tels asanas. À travers la pratique, les sangles servent tantôt à nous procurer un appui confortable pour le relâchement, tantôt à nous encourager à aller un peu plus loin dans une pose difficile, en toute confiance. En fait, c’est comme d’avoir son professeur privé! Finalement, je dirais que le yoga mural se prête autant à une pratique yin qu’à une pratique plus active, et c’est sans doute pourquoi les adeptes sont si nombreux et que leur profil est si diversifié.

Les grands « plus »:263986_10150258455894182_6091400_n-1

+ Excellente façon de travailler l’alignement;

+ Style de pratique idéal pour la réadaptation physique;

+ Possibilité de relâcher plus facilement;

+ Installations sécuritaires et simples à utiliser.

Les petits « moins » :

– Si vous avez comme moi des hanches pointues, l’appui de ces dernières dans la ceinture peut s’avérer très inconfortable au début… même en ajoutant des coussins!

-Le yoga mural ne se pratique pas facilement à la maison… :o)

L’accessibilité:

282267_10150258456524182_904091_nLe yoga au mur se pratique à Montréal depuis un bon moment déjà, et certains endroits commencent même à proposer des cours de niveau intermédiaire, comme c’est le cas au centre Naada Yoga. Ci-bas se trouve une liste  de quelques studios où vous pouvez suivre des cours deYoga Wall sur une base régulière. À noter que la liste n’est pas exhaustive!

+Naada Yoga

+Satyam Yoga

+Yoga Uni

 

Du yoga à toutes les sauces : l’aqua SUP yoga!

A-Dobrowolskyj4_ccVous le savez déjà : le yoga sur Stand Up Paddle Board, ou yoga SUP, a fait de nombreux adeptes depuis son apparition sur nos cours d’eau il y a quelques années. Il permet au praticien une proximité inégalée avec l’eau, le transportant au cœur même de la nature. Il en résulte un incroyable sentiment de liberté, de paix et de gratitude. Après tout, qui n’a jamais rêvé de marcher sur l’eau?  Mais qu’en est-il du « petit nouveau », l’Aqua SUP Yoga, que l’on pratique entre les quatre murs d’une piscine? Cette pratique est-elle aussi satisfaisante?

Avant d’aller plus loin, je juge bon de vous informer de ma non-objectivité dans ce dossier… Évidemment, J’ADORE l’Aqua SUP Yoga puisque j’ai moi-même cherché à mettre en place ce fou projet à la fin de l’été dernier. Je n’étais pas certaine du résultat, mais j’étais terrifiée à l’idée de ranger ma planche pour l’hiver. :o) Nous en sommes maintenant à la deuxième session, et tout va pour le mieux! Pour vous aider à vous faire une meilleure idée de cette activité pour le moins originale (c’est une première au Québec!), voici une description de l’Aqua SUP Yoga en huit points.

1. L’expérience en quelques mots (selon mes étudiant(e)s!):

ÉQUILIBRE! Ludique! SUPer!

2. Déroulement d’une séance :

Généralement, on commence par un contact direct avec l’eau, sous forme de jeu d’équilibre ou de réchauffement dans l’eau. Le reste de la pratique est assez similaire à une séance en studio, à la différence que les postures sont adaptées pour la planche. On veut favoriser le contact avec l’eau, et, bien sûr, faire travailler les muscles stabilisateurs.

3. Les participants :

A-Dobrowolskyj9La plupart sont des amateurs d’eau, des personnes curieuses ayant fait du yoga en studio à quelques reprises sans pour autant avoir une pratique régulière. Ils trouvent dans l’aqua SUP yoga une activité qui leur ressemble davantage. Il y a aussi quelques yogis aguerris qui cherchent à diversifier leur pratique. Ils renforcent leurs muscles stabilisateurs et ont pour défi de réapprivoiser des postures qu’ils maitrisent au sol. Puis, il y a les gens qui ont l’intention de faire du SUP en extérieur cet été, mais qui veulent d’abord se familiariser avec la planche dans un environnement contrôlé. Finalement, il y a ceux qui se sont inscrits « par accident », pensant que la pratique se déroulait dans l’eau et non sur l’eau. Ces derniers réalisent que c’est bien amusant et décident d’approfondir leur pratique avec l’Aqua SUP Yoga!

4. Les avantages (comparativement au yoga SUP extérieur) :

+ À l’abri de la pluie, du vent, des vagues;

+ L’eau est plus chaude;

+ Un professeur ET un sauveteur sont sur place;

5. Les inconvénients (comparativement au yoga SUP extérieur) :

– Loin de la belle lumière du soleil…;

– Beaucoup d’écho dans la pièce;

– Le haut du corps est moins sollicité (pas de pagaie).

6. L’accessibilité :

A-Dobrowolskyj3Les cours ont lieu au Centre sportif de l’UQAM, où l’on peut se rendre facilement en métro. Pour l’instant, il est impossible de suivre des cours à la carte; il faut s’engager pour toute une session. Les prochaines inscriptions auront lieu à l’automne 2014.

7. Les horaires (sujets aux changements) :

Lundi et jeudi, de 9 h 30 à 10 h 45 (avec le Centre sportif de l’UQAM)

Lundi 20 h à 21 h (avec KSF)

8. Les coûts (entre 6 et 12 cours) : 

60 $ pour les membres du Centre Sportif de l’UQAM

100 $ pour les non-membres

100 $ avec KSF

 

Du yoga à toutes les sauces!

snogaIl y a du yoga de plusieurs types: hatha, vinyasa, jivamukti, kripalu. Le yoga est offert partout: dans les centres communautaires comme dans de magnifiques studios, dans la neige et même sur l’eau. On le pratique en solo ou avec bébé, et, depuis quelques temps, même pitou et minou trouvent leur place à nos côtés sur le tapis.

Du yoga, il y en a à toutes les sauces, tellement que certains diront que c’est ridicule et qu’on ne sait plus quoi inventer! Étant moi-même enseignante de yoga SUP, une pratique pas tout à fait conventionnelle (elle se déroule sur l’eau), j’ai de la facilité à trouver des arguments pour défendre les élans de créativité de yogis passionnés par ce qu’ils font.

Je crois qu’il faut partir du principe que si un type de yoga voit le jour, c’est qu’il a sa raison d’être, et cela même s’il résulte de la combinaison instinctive (ou accidentelle!) de deux activités. Qui a dit que le yoga devait impérativement provenir d’une lignée de savants gurus? De la même façon qu’il existe différentes physionomies et différentes personnalités, les formes que prend la discipline tendent à varier afin de correspondre aux besoins et aux goûts de chacun.

SUP duoCette grande liberté n’est sans doute pas étrangère à la forte croissance du nombre d’adeptes dans les grandes villes du monde. Les gens sont en mesure de choisir une pratique qui leur ressemble, aussi farfelue soit-elle, et cela est d’une richesse inestimable!

Par expérience, je sais que le  SUP représente une porte d’entrée parfaite pour des hommes et des femmes terrifiés à l’idée de mettre les pieds dans un centre de yoga. En tant que yogis aguerris, nous oublions parfois les idées préconçues à propos du yoga, ou le petit stress pouvant être ressenti avant de franchir la porte d’un studio pour la première fois. Pour nous, cet endroit est devenu notre deuxième maison.

Mais les questions du genre « Et si tout le monde était meilleur que moi?« , « Est-ce qu’on va me forcer à mettre mes pieds derrière ma tête? », ou  »Va-t-on devoir se faire des câlins collectifs? » peuvent représenter une barrière pour les néophytes. :o) C’est pourquoi certains d’entre eux choisissent un cadre différent pour vivre cette première expérience. Dans le cas du yoga SUP, ils se sentent aussi attirés par le contexte de plein air, ou sont intrigués par cette grande planche sur laquelle ils auront la chance de tester leur équilibre.

i-mCv7bZW-XL_resizeLe yoga antigravité, le yoga nu, le yoga cannabis (ça existe!), tout ça en fait n’est que le reflet de la passion, de la créativité et du désir de partager de ceux qui en sont les créateurs. Un prétexte pour rassembler : n’est-ce pas ça, entre autres, le yoga (en sanskrit, le mot « yoga » signifie littéralement « union »)?

Ceci étant dit, je pense qu’il demeure important pour les enseignants de continuer à s’instruire sur les valeurs portées par la tradition, et à s’en inspirer. Mais j’ai envie d’aller voir ce que ces yogas ont à offrir, ce qu’ils peuvent me faire vivre de plus ou de complémentaire, et c’est ce sur quoi vont porter mes prochains articles sur le blog Lole!

Et vous, préférez-vous votre yoga à la sauce crémeuse, ou traditionnelle?

 

Du yoga à toutes les sauces

snogaIl y a du yoga de plusieurs types: hatha, vinyasa, jivamukti, kripalu. Le yoga est offert partout: dans les centres communautaires comme dans de magnifiques studios, dans la neige et même sur l’eau. On le pratique en solo ou avec bébé, et, depuis quelques temps, même pitou et minou trouvent leur place à nos côtés sur le tapis.

Du yoga, il y en a à toutes les sauces, tellement que certains diront que c’est ridicule et qu’on ne sait plus quoi inventer! Étant moi-même enseignante de yoga SUP, une pratique pas tout à fait conventionnelle (elle se déroule sur l’eau), j’ai de la facilité à trouver des arguments pour défendre les élans de créativité de yogis passionnés par ce qu’ils font.

Je crois qu’il faut partir du principe que si un type de yoga voit le jour, c’est qu’il a sa raison d’être, et cela même s’il résulte de la combinaison instinctive (ou accidentelle!) de deux activités. Qui a dit que le yoga devait impérativement provenir d’une lignée de savants gurus? De la même façon qu’il existe différentes physionomies et différentes personnalités, les formes que prend la discipline tendent à varier afin de correspondre aux besoins et aux goûts de chacun.

Cette grande liberté n’est sans doute pas étrangère à la forte croissance du nombre d’adeptes dans les grandes villes du monde. Les gens sont en mesure de choisir une pratique qui leur ressemble, aussi farfelue soit-elle, et cela est d’une richesse inestimable!

Par expérience, je sais que le  SUP représente une porte d’entrée parfaite pour des hommes et des femmes terrifiés à l’idée de mettre les pieds dans un centre de yoga. En tant que yogis aguerris, nous oublions parfois les idées préconçues à propos du yoga, ou le petit stress pouvant être ressenti avant de franchir la porte d’un studio pour la première fois. Pour nous, cet endroit est devenu notre deuxième maison.

Mais les questions du genre « Et si tout le monde était bon?« , « Est-ce qu’on va me forcer à mettre mes pieds derrière ma tête? », ou  »Va-t-on devoir se faire des câlins collectifs? » peuvent représenter une barrière pour les néophytes. :o) C’est pourquoi certains d’entre eux choisissent un cadre différent pour vivre cette première expérience. Dans le cas du yoga SUP, ils se sentent aussi attirés par le contexte de plein air, ou sont intrigués par cette grande planche sur laquelle ils auront la chance de tester leur équilibre.

Le yoga antigravité, le yoga nu, le yoga cannabis (ça existe!), tout ça en fait n’est que le reflet de la passion, de la créativité et du désir de partager de ceux qui en sont les créateurs. Un prétexte pour rassembler : n’est-ce pas ça, entre autres, le yoga (en sanskrit, le mot « yoga » signifie littéralement « union »)?

Ceci étant dit, je pense qu’il demeure important pour les enseignants de continuer à s’instruire sur les valeurs portées par la tradition, et à s’en inspirer. Mais j’ai envie d’aller voir ce que ces yogas ont à offrir, ce qu’ils peuvent me faire vivre de plus ou de complémentaire, et c’est ce sur quoi vont porter mes prochains articles sur le blog Lole!

Et vous, préférez-vous votre yoga à la sauce crémeuse, ou traditionnelle?

 

Ces postures impossibles

1470193_492658454183859_1436017909_nJe le répète souvent dans mes classes: le but du yoga n’est pas de se mettre les deux jambes derrière la tête! Toutefois, il peut être très drôle de l’essayer  – une fois bien réchauffé, il va sans dire – et il peut être surprenant d’y parvenir sans s’y attendre! C’est ce qui m’est arrivé mardi lors du Vinyasa extase à la Sangha. Je n’avais pas essayé cette posture depuis ma formation en 2010, et à ce moment-là, je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais bien loin d’y parvenir! J’avais donc classé  »yoganidrasana », qui veut littéralement dire  »le repos du yogi », dans ma liste de postures impossibles à réaliser. Et voici quelques années plus tard, alors que je n’avais nullement pratiqué cette posture depuis la formation, alors que je n’avais aucune attente sauf celle de ne pas y arriver, mon corps se place presque tout seul et j’y arrive!

Tout ça pour dire que la réussite des postures n’est pas un but en soi, mais qu’il est amusant d’essayer d’y parvenir. Tout ça pour dire que le fait de travailler certaines postures en profondeur et avec conscience et constance nous amène à la réussite d’autres postures, et que cela s’opère sans qu’on en soit conscient. Tout cela pour dire que même si je ne me suis pas sentie tout à fait reposée dans  »yoganidrasana » (je suggère qu’on en change le nom!), cette expérience m’a fait prendre la résolution de changer le nom de ma liste de postures  »Impossible à réaliser » pour  »Postures à réessayer ». :o)

 

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